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samedi 12 juin 2010

Une longue absence et une invitation pour me faire pardonner


En très mauvaise bloggeuse, voilà que je lâche mes – pourtant déjà fort rares – lecteurs pendant plus d'un mois sans même un mot d'excuse.
C'est que j'ai depuis quelques semaines un emploi du temps de ministre, partagée entre une formation – certes passionnante, mais certes fatigante – censée me transformer en une web-designeuse experte, et un boulot à temps plein de graphiste remplaçante.
Un temps plein + un temps plein, pas besoin d'être un pro en calcul mental pour comprendre que l'emploi du temps de mes journées ne laisse plus beaucoup de place aux petits dessins et aux longues proses... au sommeil parfois non plus d'ailleurs....
En attendant un retour à la normale d'ici quelques semaines, je me devais quand même de repasser par ici pour ce petit mot d'excuse, mais surtout pour réparer un oubli de taille, celui de ne pas avoir relayé la nouvelle de la belle expo de photos de l'Amoureux, résultat de notre parenthèse magique de 5 mois à Tokyo l'année dernière...

Vernissage le jeudi 17 juin à 18h.
Exposition du 18 juin au 3 juillet
74, avenue Louise
1050 Bruxelles

Groupe facebook : 
"Epiderma" photo exhibition

mercredi 12 mai 2010

All the happiness in the world



Doublement couverte de cadeaux en provenance de la Grosse Pomme. De belles choses à contempler et à croquer, mais surtout la surprise d'apprendre que deux amoureux se sont dit oui au sommet de l'Empire State Building (enfin, pour la légende, parce qu'en vrai c'était j'imagine plutôt dans une jolie petite chapelle). 
Et je suis drôlement contente pour eux. Vive les mariés !

jeudi 6 mai 2010

La paix (IF/ Cocoon)


Depuis toujours elle dessinait, allant même jusqu'à en faire son métier. Et même à ses heures perdues, elle ne restait jamais longtemps éloignée de ses précieux crayons, pinceaux et tubes de peinture à l'huile.
A ma soeur comme à moi, l'imagination et la création nous étaient donc aussi familières que le plus banal des actes du quotidien.
Il m'arrivait pourtant de trouver que, décidément, Maman n'avait pas toujours que de bonnes idées !
Notamment lorsqu'elle décidait du prochain sujet de ses peintures...
Jusqu'à mes 11 ans (et l'aide d'un habile coup de bistouri), la nature ne faisant pas toujours bien les choses, il m'a fallu surmonter les moqueries que des oreilles en chou-fleur me faisaient subir. La plus acharnée des moqueuses étant bien entendu ma grande soeur, qui avait fait son hymne de "P'tit avec des grandes oreilles" chanson sortie dans les années 80 pour mon plus grand malheur.
Le jour où les deux derniers tableaux de Maman furent terminés, joliment encadrés et triomphalement accrochés dans le salon, je croyais donc tenir enfin ma revanche. Elle nous avait représentées, ma soeur et moi, chacune avec la chevelure symbolisée par un élément naturel, et je riais sous cape de voir le visage de Florence encadré des lourds tronc d'arbre d'une épaisse forêt alors que mes propres cheveux étaient entremêlés d'un aérien duvet de petit oiseau.
C'était oublier que ma soeur était beaucoup plus forte que moi au jeu des réparties cinglantes, et aussitôt le tableau accroché au mur, elle m'avait trouvé un autre surnom qui ne me quitta plus : tête d'oeuf ! 

Les années ont passé depuis nos disputes d'enfant, il était temps que nos portraits rivaux, depuis longtemps décrochés du mur du salon, fassent enfin la paix...

mercredi 28 avril 2010

Où il est question d'un nouveau compagnon et de vampire social




J'avais initié l'exercice en d'autres temps et sous d'autres latitudes : plier une feuille en accordéon, croquer une scène sur le premier tiers en prenant soin de laisser courir un trait auquel raccrocher l'image d'après sur le tiers suivant, donnant au final un joli portrait chinois des hasards de mes promenades nippones.
Pour reprendre la partie là où je l'avais laissée, j'ai eu envie de me fabriquer un compagnon de jeu, un joli carnet japonais qui me servira de laboratoire à expérimentations graphiques, techniques, heureuses et aussi parfois malheureuses, mais le mérite sera d'avoir au moins essayé.
Voilà donc le tout premier volet, on ne peut pas dire que ça soit déjà le grand relâchement ni le hasard à tout crin, plutôt une maîtrise laborieuse du trait, mais je ne désespère pas de trouver un  peu plus de spontanéité au fur et à mesure que s'égrèneront les notes de l'accordéon.


à suivre...

L'impératrice, que nous voyons beaucoup ces temps-ci, et ce toujours avec le même plaisir non dissimulé, m'a inspiré ce dessin après nous avoir exposé sa fabuleuse théorie sur le vampire social - il paraîtrait même qu'une véritable locution anglaise existe, "social vampires", qui leur confère une glaçante réalité - un être sans scrupules qui absorbe l'énergie vitale de sa proie en lui tenant des propos inutiles et sans intérêts dans le seul but d'entretenir un flot ininterrompu de conversation qui laisse sa victime exsangue, parfois même au bord de l'évanouissement si la séance a été particulièrement longue (un trajet Avignon-Bruxelles en TGV par exemple). Peu de remèdes à la chose, si ce n'est un regard fixe et froid, une certaine position du corps, style hyène ramassée sur elle-même dans l'attente de bondir, et des réponses laconiques qui, apparemment, finissent par décourager notre vampire. 
Comme tout le monde, il m'est arrivé d'en croiser mais, trop gentille, je me résous la plupart du temps à écouter patiemment et à répondre poliment aux questions qu'on me pose. Je n'ai pas l'âme d'une hyène, j'en ai encore moins l'agressivité. 

A PARTAGER
Un petit air de printemps qui s'installe, envie de couleurs acidulées et de fraîches compositions 

vendredi 23 avril 2010

Matriochkas et british circus


Le récent séjour londonien et l'ambiance tsigane de ma dernière image m'ont tout naturellement menée à foncer tête baissée voir le très joli spectacle Tabù de la compagnie Nofitsate, un cirque made in UK. Plus que d'acrobatie et de performance, c'est de poésie qu'il s'agit, d'une bonne dose d'humour, d'un orchestre live qui donne envie de remuer les pieds et d'une énergie déjantée qui fait venir le sourire aux lèvres.
Organisé en partenariat avec les Halles de Schaerbeek, c'est jusque dimanche sous chapiteau sur le site de Tours et Taxis, et ça vaut le déplacement...

mardi 20 avril 2010

Lover serial killeuses (IF - Detective)



Une semaine trop riche en petits plaisirs (et pas assez en travail) – une excursion hollandaise à la découverte d'exquises variétés de tulipes, de petites maisons de poupées austères le long de canaux à fleur d'eau, un carrot cake à se damner dans Carnaby Street (mais aussi à Chelsea, Notting Hill...), une overdose de shopping-conversations-futiles-(et-donc-rigoureusement-essentielles)-fous-rire avec les deux meilleures amies qu'on puisse rêver d'avoir, les lourdes fleurs de magnolia épanouies sur leurs délicates branches, un souper pour fêter l'anniversaire d'une impératrice, placé cette fois non plus sous le thème de l'art et de la civilisation, mais bien de l'harmonie.
Comme pour un peu rembourser la note salée de ce trop plein de bonheur, la colère d'un volcan retarde les retrouvailles tant attendues avec l'amoureux de dix interminables jours... et pour le coup, c'est mon coeur qui s'en trouve réduit en cendres.

vendredi 19 mars 2010

Les mots me manquent


Etrange phénomène.
Alors qu'au Japon, une vanne de mots semblait s'être ouverte pour alimenter d'un flot continu notre journal de vie quotidienne dans la Grande Ville, ici, dans la Petite, j'ai du mal à les trouver, je bafouille, j'hésite, je rature pour finalement laisser la page blanche, et ce sont plutôt des images qui me viennent, dont j'ai envie de saturer mes carnets.
Au point que même au quotidien, toute concentrée que je suis sur mon débat intérieur pour réfléchir à une composition, une technique ou une couleur, je passe de longues heures silencieuses, aussi réactive à ce qui m'entoure qu'une poupée de porcelaine.
Même après que ma journée, laborieuse et appliquée, aie filé aussi soudainement qu'elle aie commencé, j'ai du mal à sortir de mon état hypnotique, comme on a du mal à s'éveiller d'un profond sommeil, et c'est un peu hébétée que je reprends le cours du quotidien.
Ayant développé au cours des années une telle batterie d'anti-corps de non-confiance-en-moi, de prise-de-tête et quelques enzymes de fainéantise-je-me-repose-sur-mes-lauriers-au-moins-si-je-ne-fais-rien-on-ne-me-dira-pas-que-ça-n-est-pas-bien, je pensais être définitivement immunisée contre ce qui semblerait bien être une éruption tardive de "virus de la création".

jeudi 18 mars 2010

Thursday morning fever

Ce matin, j'avais décidé d'aller faire des courses très tôt. Trop tôt même puisque je suis arrivée avant même l'ouverture du magasin. Armée de mon caddy, je me tenais sur les starting block devant la porte en verre automatique, prête à bondir aussitôt l'ouverture enclenchée.
Mais comme il me fallait bien attendre, je tendais l'oreille et observais le ballet du personnel mettant en place les tous derniers produits avant le ras-de-marée de clients quotidien. La radio, qui me semblait tout de même aller bien fort, se mit à diffuser un bon vieux "Can you feel it" des Jackson 5...
Effet immédiat, les vendeuses que j'observais distraitement se mirent à danser avec leurs bidons de crème fraîche et leurs boîtes d'oeufs, et du rayon fruits et légumes me parvenaient des "Hiiiiihaaaaa !" "Houuuuuhaaaaaa !" déchaînés dont je ne pouvais qu'imaginer quels déhanchements scabreux et pirouettes ils étaient censés accompagner.
A 8 heures tapante, la porte automatique s'est ouverte, aucune trace des John Travolta maraîchers, et pour un peu j'aurais cru avoir rêvé, si au moment où je passais la porte, personne n'eut la présence d'esprit d'enclencher la convenable cassette de xylophone censée accompagner sans risques excessifs la déambulation dans les rayons.
Un petit sourire de connivence aux lèvres, un magasinier amenant un cageot de courgettes me laissa passer, et pour un peu, j'aurais presque cru voir miroiter quelques paillettes dans ses cheveux....

A PARTAGER
Le site d'un(e) artiste espagnol(e) qui fait de beaux collages pleins d'humour
http://www.elsrgarcia.com/
 

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